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mon petit dernier : "ATA-ATUA" : 50x70 cm, pastel sec, crayon et posca 

"Sefo entre les mains du tatoueur Ofa, entouré de ses 3 guerriers, Tiki à côté de son symbole, Viritua prêt à déferler au large de la mer sacrée armé de sa pagaie à moins que ce ne soit la lance de guerre de Taoahere"

Ci-dessous l'oeuvre qui m'a inspirée "ta moko" : je me demande qui en est l'auteur ? pas de signature...

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Pourquoi je parle du tatouage polysésien ? j’ai découvert le monde polynésien grâce à Claudia Taïna, ma prof de tamure qui non seulement nous apprend la danse mais nous fait aussi partager son amour des îles du pacifique en nous parlant de ses traditions et en nous racontant des anecdotes. Grâce à la création de ses spectacles, j'ai rencontré des polynésiens de toutes îles.

En juillet 2013, en allant à Giverny pour la fête des Nuits du Pacifique, je passe devant le stand de tatouage "Kanahau Tatau" et là : coup de tête ! (et de cœur aussi car l’artiste est très doué), je me fais faire illico un superbe tatouage marquisien. Allongée sur la table, je me disais "mais ma pauvre fille, t'as complètement pété les plombs ! d'ici que tu le regrettes toute ta vie, y'a pas loin !"

Eh non ! je ne regrette pas de m’être fait « décorer » l’épaule de motifs maori.

Pourtant, le tatouage n’est pas du tout dans ma culture, je n'aurai jamais pensé me faire tatouer un jour. Dans le Pacifique, le tatouage est profondément lié à la culture, c’est ce qui fait pour les polynésiens leur identité et exprime leur personnalité, ce qu’il y a de plus profond en eux.

Tandis que pour moi, c’est uniquement embellir une peau vide et la marquer aussi de symboles évocateurs qui me conviennent. Mon tatouage est parsemé d'etua (symboles protecteurs) et d'eo enana (courage), et de 2 hibiscus qui représentent la féminité et l’amour. 

 

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Aux îles Marquises, c’est la peau qui fait l’Enata (l’être humain), qui le rend mortel et non simplement esprit. Elle est son image et l’expression de son identité qui reflète le passé, et dévoile le futur d’une lignée qui remonte à la nuit des temps. Le tatouage avait été transmis par les anciens, des ancêtres divinisés, des dieux et l’on devait s’en montrer digne, s’y préparer physiquement. Détourner cet art, et ses motifs, de leur destination originelle, c’était assurément risquer leur courroux. L'histoire du tatouage (tatau) est très difficile à retracer, car même s'il s'agit d'une pratique ancestrale, on ne peut pas encore la situer avec exactitude dans le temps.

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le triskell façon maori, clin d'oeil à mes origines bretonnes

 

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