Voici le portrait de ma soeur Liliane, la plus antillaise de nous trois physiquement, et la coiffe traditionnelle de la Martinique lui va vraiment bien. Je me suis inspirée du portrait du peintre François François Malépart de Beaucourt "portrait d'une femme haïtienne" en 1786 ou "l'esclave à la nature morte". Il est exposé au Musée McCord est un musée situé à Montréal au Québec. Je ne connais pas du tout ce peintre, je suis tombée dessus au hasard d'une recherche d'images sur Google.

Ce peintre était franc-maçon apparemment, et on a perdu toute trace de l’artiste jusqu’en 1792. Il est possible que Beaucourt se soit embarqué pour les Antilles vers la fin de 1784. Son tableau le mieux connu, l’Esclave à la nature morte (1786), est d’inspiration antillaise comme le démontrent le madras dont est coiffée la jeune femme, son collier de grains et la corbeille de fruits exotiques qu’elle porte à la main. Par ailleurs, certains auteurs français affirment que Beaucourt est mort à la Guadeloupe.

Portrait de ma soeur, huile sur toile, 46x33 cm

Lili

La pose est un peu rigide et manque de naturel, mais les gens avaient l'habitude de poser comme ça à l'époque. La coiffe a toujours été l‘accessoire indispensable du costume créole. Elle reflétait soit la situation sociale, soit les circonstances de la vie.

Autrefois la façon de la nouer en faisant apparaître différentes pointes ou noeuds était chargée de significations galantes. Ce langage de la coiffe a perduré jusqu’à nos jours : selon le nombre de pointes, on sait si la femme qui la porte est mariée, célibataire, amoureuse, ou si elle veut être provocante.

Une pointe : coeur à prendre
Deux pointes : déjà conquise
Trois pointes : mariée
Quatre pointes : mariée mais vous pouvez tenter votre chance.  

Et voici le tableau qui m'a inspirée

Portrait_d_une_femme_haitienne,_Francois_Beaucourt

hibiscus